DOUALA : LA POLICE MUNICIPALE PASSE À L’OFFENSIVE POUR SÉCURISER LES MOTO-TAXIS
Sécurité routière | Lancée le 15 octobre au carrefour Ancien Dalip, dans l’arrondissement de Douala 1er, une vaste campagne de sensibilisation et d’enrôlement gratuit entend renforcer la discipline sur les routes de la capitale économique camerounaise. Un enjeu de sécurité publique, mais aussi de productivité urbaine.
DOUALA — Les mototaxis sont incontournables dans l’économie de mobilité de Douala. Mais leur présence massive sur les axes routiers pose un défi permanent : concilier fluidité des déplacements, sécurité des usagers et respect du Code de la route. C’est sur ce terrain que la mairie de la ville entend agir, avec une campagne lancée ce 15 octobre au carrefour Ancien Dalip, dans le premier arrondissement.
Placée sous l’impulsion du maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndine, l’opération est conduite par Mme Arlette Alemoka, directrice de la Police municipale et Sécurité (DIRPOMS). Son objectif : faire évoluer les comportements des conducteurs de moto-taxis, notamment sur trois points essentiels, le port obligatoire du casque, le respect des feux tricolores et l’adoption de pratiques de conduite plus sûres.
Prévenir plutôt que sanctionner. Le dispositif privilégie la sensibilisation, sans renoncer au rappel ferme des règles en vigueur. À cette démarche pédagogique s’ajoute une opération d’enrôlement gratuit, destinée à accompagner les conducteurs dans leur prise en compte par les services municipaux. Pour les usagers présents au lancement, cette initiative répond à une préoccupation concrète : rendre les déplacements quotidiens moins risqués.
Au-delà de la sécurité, l’enjeu est économique. Dans une métropole où les moto-taxis assurent une part importante des déplacements de proximité, les accidents et les comportements dangereux peuvent entraîner des coûts humains, des pertes de revenus pour les conducteurs, des dépenses de santé supplémentaires et des perturbations de la circulation. La prévention constitue ainsi un levier potentiel de réduction des coûts sociaux liés à l’insécurité routière.
Reste désormais à transformer cette opération de terrain en changement durable. La régularité des contrôles, le suivi de l’enrôlement et l’adhésion des conducteurs seront déterminants pour mesurer son efficacité. Pour Douala, l’enjeu dépasse le seul respect des règles : il s’agit de sécuriser un maillon essentiel de la mobilité urbaine et de soutenir, par une circulation plus disciplinée, le fonctionnement de l’économie locale.
Afric-eco/Etienne MONTHE
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