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À l’Est, le Fonds routier accélère la mise en œuvre des projets communaux

Le Fonds routier veut passer à la vitesse supérieure dans l’exécution des projets routiers locaux. Réunis à Bertoua dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités, les magistrats municipaux et responsables des collectivités des quatre départements de la région de l’Est Lom-et-Djerem, Haut-Nyong, Kadey et Boumba-et-Ngoko sont appelés à mieux maîtriser les procédures de financement, de programmation et de paiement des opérations routières.

L’enjeu dépasse la seule question administrative. Il s’agit, pour les pouvoirs publics, de transformer les ressources mobilisées en chantiers effectivement réalisés, alors que les routes communales constituent un maillon essentiel de la mobilité et de l’activité économique dans cette vaste région.

Pour l’exercice 2026, le programme d’entretien des routes communales prévoit 158 projets, pour une enveloppe globale de 15,56 milliards de FCFA, couvrant 1 554,66 km de routes et 1 711,20 mètres linéaires d’ouvrages d’art. Une masse d’investissements qui place les communes au cœur de la chaîne de réalisation des infrastructures de proximité.

À l’Est, les financements déjà mobilisés illustrent cette montée en puissance. Entre 2018 et 2025, le Fonds routier a consacré plus de 7,97 milliards de FCFA aux quatre départements pour l’entretien routier. Le Haut-Nyong arrive en tête avec 3,65 milliards de FCFA pour 412,6 km, devant la Kadey, avec 1,96 milliard pour 409,7 km, le Lom-et-Djerem avec 1,77 milliard pour 133,6 km et la Boumba-et-Ngoko avec 592 millions pour 105 km.

La dynamique se poursuit en 2026. Les communes de l’Est ont reçu 1,289 milliard de FCFA pour l’entretien de 204,81 km de routes et 103 mètres linéaires d’ouvrages d’art. Le Conseil régional bénéficie, lui, de 430 millions de FCFA pour 122,5 km. À cela s’ajoutent 1,586 milliard de FCFA transférés par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain pour les voiries urbaines et 420 millions du ministère des Transports pour la prévention et la sécurité routières.

Cette accélération financière intervient dans un cadre institutionnel renouvelé. La réorganisation du Fonds routier par le décret n°2025/293 du 10 juillet 2025 élargit ses perspectives en matière de mobilisation des ressources et de financement des infrastructures.

À Bertoua, le message de l’administrateur du Fonds routier est donc clair : l’argent public doit désormais se traduire par une meilleure maturité des projets et une exécution plus rapide sur le terrain. L’atelier porte notamment sur la programmation des projets à gestion décentralisée, la validation des programmes, le visa des contrats ainsi que le traitement des décomptes et des paiements.

Dans une région où l’état des routes conditionne l’écoulement des produits agricoles, l’accès aux marchés et la connexion des bassins de production, la maîtrise de ces procédures devient un enjeu économique à part entière. Pour les communes de l’Est, la bataille se joue désormais autant dans les bureaux que sur les chantiers.

Afric-eco/Etienne MONTHE
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