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La C.U.D. PASSE À L’OFFENSIVE CONTRE LES INONDATIONS : LES DRAINS DE NGOUA, KONDI ET MBOPPI RETROUVENT LEUR SOUFFLE

Douala ne veut plus subir les pluies, elle entend désormais les anticiper. Alors que la saison des fortes précipitations s’installe, la Communauté Urbaine de Douala a déclenché une opération d’envergure de curage et de recalibrage des drains de Ngoua, Kondi et Mboppi, des infrastructures stratégiques devenues au fil des années de véritables dépotoirs à ciel ouvert.

À la manœuvre, le maire de la ville, le Dr Roger Mbassa Ndinè, qui fait de la prévention des inondations un chantier prioritaire pour préserver les populations, protéger les activités économiques et garantir la mobilité urbaine.

Sur le terrain à Bessengue, les engins tournent à plein régime. Les équipes techniques retirent des tonnes de sédiments et de déchets qui obstruent l’écoulement des eaux. Une intervention décisive pour restaurer la capacité hydraulique de ces ouvrages.

« Les travaux consistent à retirer les sédiments accumulés au niveau du drain afin d’épargner les populations des inondations. Nous travaillons actuellement sur le deuxième tronçon », explique Mama Manga Martien, responsable du chantier.

Au-delà de l’assainissement, l’enjeu est économique. Chaque épisode d’inondation coûte cher aux ménages, aux commerçants et aux entreprises. Routes impraticables, activités paralysées, marchandises détruites, habitations endommagées : les conséquences se chiffrent en millions de francs CFA chaque année.

Dans les quartiers riverains, les habitants voient déjà poindre un espoir longtemps attendu.

« Cela permettra aux populations de dormir tranquillement, parce que chaque nuit, dès que la pluie commence, nous sommes anxieux », témoigne Mme Fatima, soulagée de voir les travaux avancer.

Même sentiment chez les autorités traditionnelles. Le chef Fifen Alassa, de la Vallée Bonantone 1, salue une initiative qui pourrait changer durablement le quotidien des populations.

« Le travail engagé par le maire va véritablement nous épargner des inondations », affirme-t-il, tout en plaidant pour l’installation de bacs à ordures afin de lutter contre les dépôts sauvages qui étouffent les drains.

Un appel relayé par le chef de bloc Moluh Idrissou : « C’est un véritable ouf de soulagement pour les populations. Nous souhaitons que cette action soit accompagnée par la mise en place de bacs à ordures. »

Car le défi ne s’arrête pas aux travaux. La pérennité des investissements engagés dépendra aussi du comportement des citoyens.

« Nous invitons les populations à ne plus jeter les ordures dans les drains », insiste Mama Manga Martien.

À travers cette vaste opération de recalibrage, Douala envoie un signal fort : la lutte contre les inondations n’est plus seulement une question d’assainissement, mais un impératif économique, social et environnemental. Une ville mieux drainée, c’est une ville plus résiliente, plus attractive et mieux préparée aux défis climatiques de demain.

Afric-eco/Etienne MONTHE

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