Est de la RDC : 81,2 millions d’euros de l’UE pour limiter l’impact économique de la crise humanitaire

L’aggravation du conflit dans l’Est de la République démocratique du Congo pousse l’Union européenne à débloquer 81,2 millions d’euros d’aide d’urgence, mardi 17 février. Au-delà de l’assistance humanitaire, ce soutien vise à stabiliser une région où le conflit menace directement l’économie locale et les échanges transfrontaliers.

Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, particulièrement touchées par les combats impliquant le Mouvement du 23 mars, connaissent des perturbations majeures : marchés fermés, flux commerciaux ralentis, pénuries alimentaires et pression accrue sur les communautés d’accueil au Burundi et au Rwanda. L’aide européenne permettra de soutenir les populations vulnérables tout en préservant des circuits économiques essentiels et limitant l’effondrement des activités locales.

Une enveloppe stratégique pour la stabilité économique

Les fonds serviront à financer l’accès à l’eau, l’alimentation, la santé et la protection des civils. Mais ils ont aussi un rôle économique : en soutenant les infrastructures humanitaires et les chaînes logistiques, ils réduisent le risque de désorganisation durable des marchés et des échanges régionaux, essentiels pour les économies locales et transfrontalières.

La tournée régionale de la commissaire européenne à la gestion des crises, Hadja Lahbib, vise à sécuriser l’accès aux zones les plus touchées, facilitant ainsi la circulation des biens et services. Son passage par Kinshasa, Busuma au Burundi et Kigali au Rwanda illustre la dimension économique de la diplomatie humanitaire : stabiliser les populations, c’est aussi préserver l’économie régionale.

Entre urgence humanitaire et enjeux économiques

Si 81,2 millions d’euros représentent un soutien immédiat, les besoins dépassent largement les ressources disponibles. Les conflits persistants, la fragilité des institutions et la pression sur les infrastructures locales mettent en danger la résilience économique de l’Est congolais. Cette enveloppe européenne constitue donc un levier crucial pour éviter que la crise humanitaire ne se transforme en effondrement économique régional.

regards237/Etienne MONTHE

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