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VIH : Laquintinie accélère l’intégration des nouveaux services aux portes d’entrée

Et si la prochaine bataille contre le VIH se jouait moins dans les centres spécialisés que dès le premier contact avec le système de santé ? À l’Hôpital Laquintinie de Douala, cette approche prend forme. Depuis le 21 septembre 2026, une cinquantaine de responsables médicaux et paramédicaux participent à une session consacrée à l’intégration des nouveaux services VIH aux portes d’entrée des formations sanitaires.

L’enjeu dépasse la seule montée en compétences du personnel. Il touche directement à l’efficacité du dispositif sanitaire et à l’utilisation des ressources consacrées à la lutte contre le VIH. L’objectif est de rapprocher le dépistage, l’orientation et la prise en charge des patients des différents points de contact avec le système de santé, afin de limiter les ruptures de parcours et d’améliorer la continuité des soins.

Organisée avec l’appui technique de Elizabeth Glaser Pediatric Aids Foundation (EGPAF), la formation réunit des coordonnateurs de départements, chefs de services et majors de Laquintinie. La délégation d’EGPAF est conduite par le Dr Grâce Nyemb, Clinical Advisor Testing and Prevention d’EGPAF Cameroun.

Un dispositif qui dépasse Laquintinie

Le choix de Douala donne également à cette initiative une dimension territoriale. Des responsables des Unités de prise en charge (UPEC) des hôpitaux de district de Deïdo et Bonassama, ainsi que de l’hôpital catholique Saint Albert le Grand, participent aux travaux. Des coordonnateurs régionaux du CERPLE et des programmes VIH/Sida, paludisme, tuberculose et vaccination sont également associés.

Cette configuration traduit une volonté de décloisonner les services. En intégrant davantage le VIH aux portes d’entrée des établissements sanitaires, le dispositif cherche à éviter que le patient soit systématiquement orienté vers une chaîne de soins parallèle ou spécialisée. À la clé : une meilleure utilisation des infrastructures existantes, des compétences disponibles et des investissements déjà consentis dans le système de santé.

Pour le Dr Marie Solange Ndom Ebongue-Manga, directrice de l’Hôpital Laquintinie, cette capacitation arrive à point nommé pour renforcer le suivi des personnes vivant avec le VIH et améliorer la prise en charge des maladies opportunistes.

La logique de l’investissement sanitaire

Au-delà du volet médical, le processus pose une question économique : comment obtenir davantage d’efficacité à partir des ressources déjà mobilisées ? L’intégration des services vise précisément à rapprocher les prestations du patient, à fluidifier son parcours et à réduire les déperditions liées aux retards de diagnostic ou aux ruptures de suivi.

Lors du lancement des travaux, Charles Yopndoi, délégué régional de la Santé publique pour le Littoral, a appelé les participants à intégrer les nouvelles pratiques dans les protocoles de lutte contre le VIH au sein des formations sanitaires de la région.

Cette session s’inscrit dans le prolongement de la cérémonie du 3 septembre 2026, qui avait officiellement lancé le processus d’intégration des services VIH au Centre de traitement agréé (CTA) de Laquintinie.

Pour Douala, l’ambition est donc claire : transformer les portes d’entrée du système de santé en véritables points d’accès aux services VIH. Une approche qui pourrait, au-delà du Littoral, alimenter les réflexions sur l’intégration et l’efficience des programmes de santé à l’échelle de la sous-région.

La formation s’achève le 26 septembre 2026.

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