CAMEROUN — FORMATION MÉDICALE : LAQUINTINIE AU CŒUR DES ÉPREUVES NATIONALES CLASSANTES
À Douala, l’Hôpital Laquintinie accueille depuis le 22 septembre les épreuves pratiques des Examens nationaux classants (ECN), ultime étape d’évaluation pour 29 étudiants en médecine et en pharmacie. Derrière cet exercice académique se joue un enjeu plus large : la qualité du capital humain médical appelé à renforcer les systèmes de santé au Cameroun et, au-delà, dans la sous-région.
À quelques mois de leur entrée dans la dernière année de thèse, 29 futurs praticiens sont confrontés, à Laquintinie, à l’épreuve du terrain. Organisées par le ministère de l’Enseignement supérieur, ces épreuves pratiques constituent une étape déterminante dans la validation de leurs acquis.
Sous la supervision de Carole Else Eboumbou, doyen de la Faculté de médecine et des sciences pharmaceutiques, les candidats sont évalués sur plusieurs composantes de la médecine générale : médecine interne, chirurgie, pédiatrie, gynécologie et obstétrique.
Le dispositif mobilise un jury composé de spécialistes aux profils complémentaires. Il est présidé par le Pr Ngandeu Singwe, médecin interniste et rhumatologue, aux côtés des Pr Henri Essome, gynécologue-obstétricien, Jean Paul Engbang, chirurgien oncologue, et du Dr Charlotte Eposse Ella, pédiatre.
À leurs côtés, les Drs Vincent Ngamby, néphrologue, Pauline Mantho, chirurgien pédiatre, Astrid Ndolo, gynécologue, et Vera Ndjock, pédiatre, participent à la sélection des patients et à la surveillance des aspirants médecins.
Une plateforme académique au-delà du soin
Au-delà de sa mission hospitalière, Laquintinie s’affirme ainsi comme un véritable outil de formation du capital humain médical. Avec une quarantaine d’enseignants, l’établissement accueille et encadre des apprenants issus de différents secteurs de la formation sanitaire.
Cette fonction académique confère à l’hôpital une dimension stratégique : elle permet de confronter les connaissances théoriques aux réalités cliniques, dans un environnement où l’exigence scientifique, la rigueur méthodologique et la pratique médicale doivent progresser ensemble.
Dans une sous-région confrontée à des besoins croissants en personnels de santé qualifiés, la capacité des structures hospitalo-universitaires à former des praticiens opérationnels constitue un enjeu de compétitivité des systèmes de santé. La formation médicale devient ainsi un investissement dans le capital humain, avec des effets directs sur la qualité des soins, l’employabilité des diplômés et la résilience sanitaire.
À Laquintinie, les ECN donnent donc à voir bien davantage qu’un examen. Ils illustrent le rôle que peuvent jouer les grands établissements hospitaliers dans la constitution d’un vivier de compétences médicales capables d’accompagner les ambitions sanitaires du Cameroun et de répondre, à terme, aux besoins d’un espace sous-régional en quête de ressources humaines médicales hautement qualifiées.
L’excellence médicale se joue aussi dans les amphithéâtres, les salles de cours et, surtout, au contact du patient. À Laquintinie, cette équation prend forme sur le terrain.
Afric-eco/Etienne MONTHE
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