Discipline budgétaire : le MINEDUB verrouille la performance de ses services déconcentrés
La gouvernance des finances publiques au sein du ministère de l’Éducation de base (MINEDUB) franchit un nouveau cap. Réunis à Douala sous la présidence du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, le Lundi 4 Mai 2026, les acteurs de la chaîne budgétaire participent à un atelier de renforcement des capacités axé sur l’efficacité, la conformité et la performance de la dépense publique.

Dans un contexte de pression accrue sur les finances de l’État et d’exigence de résultats mesurables, cette initiative vise à consolider les compétences techniques des gestionnaires et à harmoniser les pratiques dans les services déconcentrés. La région du Littoral, identifiée comme un pôle budgétaire stratégique, constitue un terrain prioritaire pour cette montée en compétence.
Selon Apollinaire Epanda, chef de la diffusion des affaires juridiques au MINEDUB, l’atelier s’inscrit dans une dynamique institutionnelle bien établie :

« Il s’agit d’une activité régulière qui répond à une exigence légale d’information permanente des agents publics. L’objectif est clair : doter les acteurs des outils nécessaires pour une gestion rigoureuse, conforme aux textes et orientée vers la performance. »
Portée par la vision du ministre de l’Éducation de base, le Pr Laurent Serge Etoundi Ngoa, cette démarche traduit une volonté de modernisation de la gestion administrative et financière. En ligne de mire : réduire les risques d’erreurs, prévenir les fautes de gestion et améliorer la qualité de l’exécution budgétaire, tant pour les dépenses de fonctionnement que pour les investissements.

Au programme, une série de communications techniques portant sur le cadre légal et réglementaire, les procédures d’exécution du budget et la vulgarisation de la loi de finances en vigueur. « Nul n’est censé ignorer la loi. Sa diffusion permet d’aligner l’action des gestionnaires sur les orientations de l’État et de garantir une utilisation optimale des ressources publiques », précise Apollinaire Epanda.
Au-delà du simple cadre formatif, cet atelier se positionne comme un instrument de pilotage économique. En renforçant la maîtrise des règles budgétaires, le MINEDUB entend accélérer l’exécution des projets éducatifs, améliorer l’efficience des dépenses et, in fine, maximiser l’impact des investissements publics dans le secteur de l’éducation de base.

Dans un pays où le capital humain constitue un levier majeur de croissance, la rigueur dans la gestion des ressources allouées à l’éducation apparaît comme un enjeu stratégique. À Douala, le message est sans équivoque : la performance budgétaire est désormais au cœur de l’action publique.
Afric-eco/Etienne MONTHE


