DécentralisationEconomie

Fonds routier : le Cameroun accélère le financement des routes communales à l’Est

Le Fonds routier veut passer à la vitesse supérieure dans l’accompagnement des collectivités territoriales. Mercredi 27 août 2026, à Bertoua, les maires et responsables techniques des communes du Lom-et-Djerem, de la Boumba-et-Ngoko, du Haut-Nyong et de la Kadey seront réunis pour une session consacrée aux procédures de financement de l’entretien des routes communales.

Derrière cette formation, l’enjeu est moins administratif qu’économique : sécuriser l’utilisation de financements publics devenus stratégiques pour le désenclavement de l’Est, région charnière entre le Cameroun, la République centrafricaine et le Congo. Entre 2018 et 2026, le Fonds routier a mobilisé 134 milliards de FCFA au profit des communes camerounaises, dont 10,026 milliards pour celles de l’Est.

Cette enveloppe a déjà permis d’entretenir 1 344,10 km de routes et 252 mètres linéaires d’ouvrages d’art dans la région. Pour 2026, l’effort se poursuit avec 1,289 milliard de FCFA destinés à l’entretien de 204,81 km de routes communales et de 103 mètres linéaires d’ouvrages d’art. Le Conseil régional bénéficie, lui, de 430 millions de FCFA pour 122,5 km supplémentaires.

À ces crédits s’ajoutent 1,586 milliard de FCFA pour l’entretien des voiries urbaines et 420 millions consacrés à la prévention et à la sécurité routières. Soit plus de 3,7 milliards de FCFA mobilisés cette année pour soutenir directement la mobilité et la sécurité dans l’Est.

L’atelier de Bertoua doit précisément contribuer à transformer ces ressources en résultats tangibles. Quatre chantiers seront au cœur des échanges : compétences transférées aux ordonnateurs du Fonds routier, programmation de l’entretien, passation et exécution des contrats, ainsi que traitement des décomptes et paiements.

Cette initiative prolonge la session organisée en janvier pour une quarantaine de maires de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord. À travers ce maillage territorial, le Fonds routier entend renforcer la capacité des communes à absorber efficacement les financements disponibles.

Dans une région où les corridors routiers conditionnent l’accès aux marchés, l’acheminement des marchandises et les échanges avec les pays voisins, la question dépasse donc la seule maintenance des infrastructures. Pour l’Est camerounais, mieux financer et mieux exécuter l’entretien routier revient aussi à consolider les échanges sous-régionaux.

Afric-eco/Etienne MONTHE
Contact média : WhatsApp+(237)674147515
Email : africeco@yahoo.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *