Ndolè City : l’arme économique du Cameroun pour conquérir le marché touristique mondial
Sikoum, localité située dans la région du Littoral au Cameroun, s’impose désormais comme un futur pôle stratégique du tourisme durable en Afrique centrale.

Ce mercredi 8 avril 2026, une délégation conduite par le représentant du Ministre du Tourisme, accompagnée des autorités administratives locales, a effectué une descente de terrain décisive sur le site devant abriter le projet structurant « Ndolè City ».

Cette mission gouvernementale, à forte portée économique, visait à évaluer concrètement l’état d’avancement du projet et à s’assurer de la mobilisation des parties prenantes locales. Sur le terrain, le constat est sans équivoque : le projet Ndolè City n’est plus une projection théorique, mais une réalité en phase de matérialisation.
Un projet éco-touristique à dimension mondiale

Dans une interview accordée à la presse, Junior Abraham Ngosso, Directeur général d’Impex Trading et Vice-président du Comité interministériel de facilitation du programme Ndolè City, a levé le voile sur l’ambition du projet.
« Ndolè City est avant tout un projet éco-touristique enrichi par une dimension digitale et des commodités modernes. Nous travaillons depuis plus d’une décennie à construire une identité forte autour de ce concept, qui valorise à la fois notre culture et notre attractivité internationale », a-t-il déclaré.

Inspiré du célèbre mets camerounais ndolè, symbole culturel fort, le projet entend conjuguer identité locale et standards internationaux. Depuis 2012, ses promoteurs collaborent avec des opérateurs internationaux ainsi qu’avec l’Organisation mondiale du tourisme afin de positionner durablement la destination Cameroun sur la scène mondiale.
Un levier de croissance aligné sur la SND30
Sur le plan macroéconomique, Ndolè City s’inscrit dans la dynamique de la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30), qui ambitionne d’atteindre 3,5 millions de touristes par an. À terme, le projet pourrait contribuer à générer jusqu’à 5 millions de visiteurs supplémentaires, portant le potentiel global à plus de 8,5 millions de touristes annuels.
Un tel afflux constituerait un puissant levier de croissance, avec des retombées attendues en termes d’emplois, d’investissements directs étrangers et de dynamisation des chaînes de valeur locales, notamment dans l’hôtellerie, les transports et les services numériques.

Selon Junior Abraham Ngosso, plus de 5 300 entreprises internationales réparties dans une centaine de pays seraient déjà intéressées par ce projet, preuve de son envergure et de son impact potentiel sur l’économie mondiale.
Adhésion locale et validation institutionnelle
De son côté, le représentant du Ministre du Tourisme a insisté sur le caractère concret de la mission : « Il s’agissait de visiter le site, d’échanger avec les populations et de recueillir les éléments techniques nécessaires à la préparation de la pose de la première pierre. »

La délégation a notamment rencontré les autorités traditionnelles et les populations de Sikoum, venues en grand nombre témoigner de leur adhésion au projet. Le chef traditionnel, s’exprimant au nom de sa communauté, a confirmé un soutien total, un facteur déterminant pour la réussite d’un projet de cette envergure.
Cap sur le 28 avril pour la pose de la première pierre
Les travaux préparatoires avancent à un rythme soutenu, avec en ligne de mire la cérémonie de pose de la première pierre, proposée pour le 28 avril 2026. Cette étape marquera le lancement officiel d’un chantier appelé à transformer durablement le paysage touristique et économique de la sous-région.
Au-delà de son ambition nationale, Ndolè City pourrait ainsi devenir un modèle de développement intégré en Afrique centrale, combinant écotourisme, innovation technologique et valorisation culturelle.
Sikoum, longtemps discret sur la carte économique, pourrait bien devenir demain une vitrine internationale du tourisme durable africain.
Afric-eco/Etienne MONTHE


