Infrastructures numériques : le secteur privé, moteur inattendu de la transformation africaine
En Afrique, la révolution numérique s’impose comme le principal terrain d’investissement du secteur privé. Selon de récentes analyses relayées par la Banque africaine de développement, les entreprises ont assuré 55 % des engagements dans les infrastructures numériques entre 2016 et 2020, contre seulement 7 % dans les transports et 1 % dans le secteur de l’eau.
Une tendance qui traduit un basculement stratégique des investisseurs vers des projets à forte rentabilité, portés par la croissance de la téléphonie mobile, de l’internet haut débit et des services financiers digitaux. Data centers, réseaux de fibre optique et plateformes technologiques attirent ainsi capitaux et innovations, accélérant l’inclusion financière et la digitalisation des économies.
À l’inverse, les secteurs traditionnels comme les routes, les chemins de fer ou l’accès à l’eau peinent à mobiliser les financements privés en raison de leur rentabilité plus longue et des risques élevés. Les experts appellent à un renforcement des partenariats public-privé et à des mécanismes de garantie pour combler ce déficit.
Dans un contexte de transformation économique et de compétitivité accrue, cette dynamique place le numérique au cœur des stratégies de développement du continent, tout en posant la question urgente de l’équilibre des investissements pour soutenir une croissance inclusive.
Afric-eco/Etienne MONTHE


