Commerce intra-africain : la BAD sécurise 6,5 milliards FCFA pour dynamiser Ecobank Congo

Nouveau coup d’accélérateur pour le commerce en Afrique centrale.

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 13 février 2026 à Abidjan, une facilité de garantie de transaction de 10 millions d’euros (environ 6,5 milliards FCFA) en faveur de Ecobank Congo, filiale du Ecobank Transnational Incorporated.

Objectif : lever les verrous du financement du commerce et sécuriser jusqu’à 100 % du risque de non-paiement supporté par les banques confirmant les lettres de crédit émises par Ecobank Congo. Une bouffée d’oxygène pour les importateurs et exportateurs congolais, confrontés à des contraintes persistantes de liquidité et à la frilosité des correspondants internationaux.

Un levier stratégique pour la sous-région

Au-delà du Congo, l’impact s’annonce régional. En consolidant la crédibilité des instruments de paiement émis à Brazzaville et Pointe-Noire, la garantie renforce la fluidité des échanges au sein de la CEMAC et avec les partenaires commerciaux africains et européens. Les secteurs clés commerce général, TIC, transport, santé, éducation, produits alimentaires de base devraient bénéficier d’un accès élargi aux marchés.

Pour la BAD, ce mécanisme de partage de risques participe à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement dans une sous-région encore dépendante des importations stratégiques. Pour Ecobank Congo, l’enjeu est clair : proposer des solutions plus compétitives aux PME, notamment celles portées par des femmes et des jeunes, et soutenir la dynamique de croissance verte.

Signal fort pour l’intégration économique

Lancée en 2021, la garantie de transaction de la BAD s’impose progressivement comme un instrument structurant pour les banques africaines. En consolidant la capacité d’Ecobank Congo à financer le commerce international, l’institution panafricaine envoie un signal fort aux investisseurs : l’Afrique centrale renforce ses filets de sécurité financiers.

Dans un contexte de pressions sur les devises et de besoins croissants en importations essentielles, cette opération apparaît comme un catalyseur de résilience et un pas supplémentaire vers une intégration économique régionale plus robuste.

Afric-eco/Etienne MONTHE

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