Filière cacao : une révision des prix pour sauver l’économie ivoirienne
Un comité interministériel ivoirien doit rendre dans les prochains jours ses conclusions sur les mesures urgentes à adopter pour stabiliser la filière cacao, pilier stratégique de l’économie nationale. Premier exportateur mondial, la Côte d’Ivoire est confrontée à une conjoncture délicate marquée par des retards de paiement aux producteurs, l’accumulation de stocks de fèves invendus et une volatilité accrue des cours internationaux.
Selon plusieurs analystes, un ajustement du prix bord champ apparaît inévitable pour restaurer la compétitivité et assainir la chaîne de valeur. Cette option s’inspire du précédent du Ghana, qui a procédé en octobre dernier à une réduction d’environ 40 % du prix payé aux planteurs, ramené de 5 270 à 3 700 dollars la tonne.
Les autorités d’Abidjan pourraient ainsi aligner leur stratégie sur celle d’Accra afin de rétablir l’équilibre du marché et préserver les recettes d’exportation. Ensemble, les deux pays assurent près de 60 % de la production mondiale de cacao. Leur coordination est désormais jugée essentielle pour contenir la crise et garantir la durabilité économique et sociale de cette filière clé pour l’Afrique de l’Ouest.
Afric-eco/Etienne MONTHE


