DOUALA II : DENISE FAMPOU, LA FEMME DE PAIX QUI FAIT L’UNANIMITÉ
La finale est sifflée. Le tournoi s’achève. Mais, à Douala II, c’est un autre sacre qui retient les regards. Me Denise Fampou, maire de l’arrondissement, vient d’être désignée Femme de paix 2026. Une distinction surprise, décernée au terme de la 16ᵉ édition du Tournoi de la paix, dimanche 30 août 2026, au stade David Dagobert Fampou de Kassalafam.
Pendant un mois, le ballon rond aura été le prétexte. La paix, le véritable enjeu.
Dans cet arrondissement populaire de la capitale économique camerounaise, la compétition a rassemblé jeunes, autorités administratives, responsables traditionnels et acteurs de la société civile autour d’un même credo : le vivre-ensemble. Une ambition portée par la maire Denise Fampou, coordinatrice de cette 16ᵉ édition.
Et c’est précisément cette implication que l’Observatoire a choisi de récompenser.
Parrain du tournoi, Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif des Synergies africaines, a livré un hommage sans détour. Pour la première fois depuis treize ans, explique-t-il, il a accepté de porter la voix de l’Observatoire dans la désignation de l’homme ou la femme de la paix.
Le verdict est tombé : Denise Fampou.
Courage, endurance, persévérance. Trois mots au cœur du message de Biatcha. Il évoque une personnalité capable de tenir face aux difficultés, aux écueils et aux incompréhensions, sans renoncer à continuer toujours à confesser l’amour.
Un choix qui a pris de court la principale intéressée.
« J’avais proposé quelqu’un d’autre », confie Me Fampou. Elle raconte avoir été surprise lorsque le parrain a annoncé qu’il allait présenter la personne qu’elle-même avait proposée. « Mais c’est plutôt moi qu’il a proposée », glisse-t-elle, encore étonnée par la tournure des événements.
La maire reçoit finalement le trophée avec émotion. Et avec reconnaissance. Elle adresse un hommage appuyé à Jean Stéphane Biatcha, dont elle souligne le soutien depuis sa prise de fonction à la tête de la mairie de Douala II.
Tout est bien qui finit bien, résume-t-elle.
Dans le stade, le symbole dépasse donc le football. La 16ᵉ édition du Tournoi de la paix se termine sur une consécration. Celle d’une femme dont l’engagement local est désormais associé, officiellement, à une valeur qui dépasse les frontières de Douala II : la paix.

Le dernier coup de sifflet n’aura pas seulement couronné une compétition. Il aura sacré une Femme de paix.
Afric-eco/Etienne MONTHE
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