Douala renforce le contrôle du bâti : 31 immeubles à risque, un avertissement pour le secteur immobilier
La Communauté urbaine de Douala franchit une nouvelle étape dans la régulation du marché immobilier. Après avoir identifié 31 bâtiments présentant des désordres structurels, la mairie annonce des mesures pouvant aller jusqu’à la démolition. Une décision qui vise autant à protéger les populations qu’à assainir un secteur où les manquements aux normes continuent de peser sur l’attractivité des investissements.
Les contrôles engagés par la Communauté urbaine de Douala révèlent l’ampleur des dérives qui fragilisent le secteur de la construction. Selon le maire, le Dr Roger Mbassa Ndine, 31 immeubles présentent des désordres structurels, dont 19 exposent leurs occupants à un risque imminent d’effondrement.
À l’origine de cette situation figurent le non-respect des règles d’urbanisme, l’absence d’autorisations administratives, l’utilisation de matériaux inadaptés, les modifications anarchiques des bâtiments et l’abandon prolongé de certains ouvrages. Autant de pratiques qui, au-delà des risques humains, génèrent des pertes économiques considérables à travers la dépréciation du patrimoine immobilier, les coûts de réhabilitation, les contentieux et la destruction éventuelle des investissements.
Face à ce constat, la mairie annonce une série de mesures graduées : notification des propriétaires, prescriptions de sécurisation, évacuation des immeubles les plus dangereux, mise sous scellés et, en dernier recours, démolition des bâtiments irrécupérables ou des ouvrages dont les propriétaires n’auront pas exécuté les injonctions administratives.
Pour les promoteurs immobiliers, ce durcissement constitue un signal fort. Désormais, le respect des procédures d’urbanisme, des études techniques et des normes de construction apparaît comme une condition essentielle à la sécurisation des investissements et à la pérennité des projets immobiliers dans la capitale économique.
Cette offensive municipale s’inscrit également dans une logique d’amélioration du climat des affaires. En renforçant le contrôle de la qualité des constructions, la ville entend réduire les risques liés aux effondrements, préserver la valeur du patrimoine bâti et restaurer la confiance des investisseurs dans un secteur stratégique pour le développement urbain.
Les autorités invitent enfin les populations à contribuer à cette politique de prévention en signalant tout bâtiment présentant des signes de fragilité ou tout chantier dépourvu d’autorisation réglementaire, via le numéro vert 8180 ou WhatsApp au 695 26 26 26
Afric-eco/Etienne MONTHE
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