BABENGA : SOUS LA PLUIE DES ANCÊTRES, LE NOUVEAU CHEF OUVRE LE TEMPS DU DIALOGUE
Fraîchement porté à la tête de la chefferie, Sa Majesté Hilaire Aurélien Tobo Diboundje a choisi d’entrer en action dès les premiers jours de son règne. Le samedi 28 mars 2026, la Case communautaire s’est transformée en un véritable espace d’écoute et de concertation, où toutes les composantes du village ont été conviées. Sous une pluie chargée de symboles, interprétée comme l’assentiment des ancêtres, ce premier grand rendez-vous a posé les bases d’une gouvernance participative et ancrée dans les réalités locales.

La mobilisation est totale : hommes, femmes, jeunes, responsables communautaires répondent à l’appel. Et surtout, chacun s’exprime sans réserve. Les préoccupations fusent, claires et urgentes : l’accès difficile à une eau potable régulière ; une électricité instable, fragilisée par des branchements anarchiques ; le chômage des jeunes, de plus en plus préoccupant ; une insécurité persistante ; les obstacles liés à l’obtention des titres fonciers ; une gestion défaillante des déchets ménagers. Un diagnostic sans détour, reflet d’un village en quête de solutions concrètes.
Une pluie porteuse de sens et d’engagement
Au terme des échanges, le chef s’est exprimé avec gravité et conviction : « Cette pluie est une bénédiction. Dans nos traditions, elle signifie que les ancêtres marchent avec nous. J’ai entendu les préoccupations de chacun : eau, électricité, sécurité, emploi des jeunes, foncier. Nous allons y répondre avec l’appui de l’État, de la mairie de Dibombari, mais surtout avec l’implication de nos quartiers. Avant toute intervention extérieure, nous devons nous organiser et proposer des solutions adaptées ». Dans cette dynamique, il annonce la mise en place prochaine d’un comité de développement, en étroite collaboration avec les représentants des différents quartiers.
Des populations engagées et pleines d’espoir
L’initiative suscite une adhésion forte. Valentin Chef Bafou, résident depuis plus d’une décennie, se réjouit : « C’est une fierté immense. Jamais nous n’avions eu un cadre aussi ouvert pour dialoguer avec notre chef. Ces échanges vont éclairer l’avenir de Babenga. » . Même élan du côté de Kouadjieu, président de Bamenda Family Meeting de Babenga : « Le chef ne peut pas agir seul. Nous sommes prêts à travailler avec lui pour faire avancer notre village » . Une riveraine, visiblement émue, confie : « C’est une première pour nous. Nous avons pu parler directement de nos problèmes : sécurité, eau, électricité. Nous sentons que le changement est possible » .
Tourner la page des tensions, bâtir l’avenir

Sa Majesté n’ignore pas les épreuves récentes traversées par Babenga entre 2021 et 2026, mais se veut résolument tourner vers l’avenir : « Le village est désormais apaisé. Nous avançons ensemble pour le bien-être collectif. Je salue le rôle de l’État et des autorités administratives dans la gestion des périodes difficiles » .
Cette rencontre s’inscrit dans une tournée de prise de contact entamée le 12 mars, d’abord auprès des communautés autochtones, puis élargie aux populations résidentes. Une démarche claire : écouter, rassembler et co-construire les bases d’un Babenga uni, solidaire et résolument engagé vers le progrès.
Regards237/Etienne MONTHE



