Festival Douala Fiesta « Pô La Bwam » : la culture comme levier économique durable
La 6ᵉ édition du festival Douala Fiesta « Pô La Bwam » a officiellement tiré sa révérence le 1ᵉʳ janvier 2026 au parcours, consacrant une manifestation désormais solidement ancrée dans l’agenda culturel et économique de la capitale économique du Cameroun. La cérémonie de clôture s’est déroulée sous la présidence du Dr Roger Mbassa Ndine, entouré de nombreuses personnalités du monde institutionnel, culturel et économique.
Au-delà de l’effervescence artistique, cette édition s’est illustrée par une organisation rigoureuse et une programmation de haut niveau, marquée par la présence d’artistes de renommée internationale, notamment le bassiste Étienne Mbappé et le rossignol Ben Decca, aux côtés d’autres figures emblématiques de la scène culturelle nationale. Une affiche prestigieuse qui a attiré des milliers de festivaliers et contribué à renforcer l’attractivité de Douala en ce début d’année.
Sur le plan macroéconomique, le Douala Fiesta s’affirme comme un véritable catalyseur de croissance locale. Durant plusieurs jours, les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, des transports urbains, de l’artisanat et des services événementiels ont enregistré une hausse notable de leur activité. Les stands commerciaux, espaces de restauration et circuits informels ont généré des revenus significatifs, offrant des opportunités d’emplois temporaires à de nombreux jeunes et acteurs de l’économie créative.
La municipalité, à travers ce festival, confirme ainsi sa vision stratégique de la culture comme moteur de développement urbain. Pô La Bwam participe à la valorisation du patrimoine immatériel, tout en positionnant Douala comme une destination culturelle capable d’attirer investissements, partenariats et tourisme interne comme externe. Une dynamique en phase avec les objectifs de diversification économique et de promotion de l’économie locale.
En refermant cette 6ᵉ édition, le Douala Fiesta s’impose davantage comme un instrument de diplomatie culturelle et un outil de stimulation économique. Un pari réussi pour la ville de Douala, qui démontre, une fois encore, que la culture, lorsqu’elle est bien structurée, constitue un pilier durable de la croissance et de la cohésion sociale.
Afric-eco/Etienne MONTHE


