DOUALA : Dr. ROGER MBASSA NDINE VEUT FAIRE DE LA JEUNESSE UN PARTENAIRE STRATÉGIQUE DE LA SMART CITY
À l’occasion d’une première journée d’échanges avec les jeunes du Wouri, le lundi 26 octobre 2026, au Palais de la Culture Sawa, le maire de la ville a lancé un appel à la co-construction d’une métropole plus moderne, innovante et porteuse d’opportunités. Une initiative qui place le capital humain au cœur des ambitions économiques de Douala.
La jeunesse n’entend plus seulement être spectatrice de la transformation urbaine de Douala. Elle veut en devenir l’une des forces motrices. C’est le message qui s’est dégagé de la rencontre entre le maire de la ville, Dr. Roger MBASSA NDINE, et les jeunes du département du Wouri, réunis lundi 26 Octobre 2026 au Palais de la Culture Sawa, dans le cadre d’une journée consacrée au dialogue, au partage d’expériences et à la formulation de propositions pour l’avenir de la métropole économique camerounaise.
Face à une participation massive des jeunes, des associations et des organisations de jeunesse, le maire a affiché une ambition : faire de cette frange de la population un partenaire à part entière de la gouvernance urbaine et de la construction de la ville de demain. Au-delà du symbole politique, l’initiative pose une question économique majeure : comment mobiliser le potentiel démographique, entrepreneurial et numérique de la jeunesse pour accompagner la modernisation de Douala ?
« La jeunesse doit être un partenaire pour construire la ville »
Le ton est donné dès l’allocution du maire. Pour Dr. Roger MBASSA NDINE, l’ambition de faire évoluer Douala vers une smart city, ou ville intelligente, ne saurait se concrétiser sans une implication directe des jeunes.
« Nous devons passer à une smart city. La ville de Douala est une ville intelligente elle-même. Donc, c’est avec les jeunes que nous pouvons faire ce travail et avoir cette ambition », a-t-il déclaré, avant d’inviter les participants à s’inscrire dans une dynamique collective : « La jeunesse de Douala doit être un partenaire pour construire la ville. »
Le message est sans équivoque : la transformation urbaine ne peut reposer uniquement sur les infrastructures, les équipements ou les décisions administratives. Elle suppose également de mobiliser les compétences, les idées, la créativité et la capacité d’innovation d’une population jeune.
Dans une métropole confrontée aux défis de la mobilité, de l’assainissement, de la gestion des déchets, de l’aménagement urbain et de l’accès aux services publics, cette participation peut constituer un levier de performance économique. Les solutions numériques, les initiatives entrepreneuriales et les projets portés par les jeunes pourraient, à terme, contribuer à améliorer l’efficacité des services urbains tout en ouvrant de nouveaux espaces d’activité.
Un partenariat à traduire en résultats concrets
Au sortir de la rencontre, le maire a insisté sur la portée de cette mobilisation, qu’il considère comme un signal d’espoir et une marque de confiance entre l’exécutif municipal et la jeunesse.
« L’avenir de Douala se construit avec les jeunes de Douala. Et l’affluence que vous avez vue ici aujourd’hui est un engagement des jeunes à s’associer au maire pour construire une métropole moderne, une ville grande, une ville porteuse d’espérance pour l’avenir », a-t-il souligné.
Pour l’édile, cette journée marque le début d’un partenariat qu’il faudra désormais faire vivre au-delà des discours. « Il faut maintenant aller au-delà des paroles, il faut passer aux actes », a-t-il insisté, se réjouissant de la présence des jeunes et des marques de soutien exprimées à son endroit.
Cette exigence de résultats constitue l’un des principaux enjeux de la démarche. Pour produire des effets durables, le dialogue engagé devra progressivement se traduire en mécanismes de concertation réguliers, en propositions structurées et en projets réalisables. L’enjeu sera notamment de définir les modalités de participation des organisations de jeunesse, les priorités d’intervention et les moyens d’évaluer les avancées obtenues.
Car, dans une économie urbaine où les besoins sociaux sont considérables, l’efficacité de l’action publique dépend aussi de sa capacité à rapprocher les décisions des réalités vécues par les populations.
La jeunesse, un capital économique à valoriser
Pour Junior AMBASSA, président départemental du Conseil national de la jeunesse pour le Wouri, cette rencontre représente une étape importante dans la reconnaissance de la place des jeunes dans le développement de la ville.
« Cette activité nous a permis de créer une plateforme », explique-t-il, soulignant que la jeunesse n’avait pas encore bénéficié d’un cadre d’échanges de cette nature avec le maire de la ville, contrairement à d’autres composantes de la société doualaise.
Son intervention met en lumière une réalité essentielle : la jeunesse constitue un réservoir de compétences, d’initiatives et d’idées qui peut contribuer à la compétitivité de Douala. Encore faut-il que ce potentiel trouve des débouchés dans les politiques urbaines, l’entrepreneuriat, l’innovation technologique, la formation professionnelle et les dispositifs d’insertion économique.
À cet égard, une politique de ville intelligente ne se limite pas à la numérisation des procédures administratives ou au déploiement d’outils technologiques. Elle implique également de créer un environnement favorable à l’innovation locale, de soutenir les initiatives créatrices de valeur et de permettre aux jeunes de participer à la résolution des problèmes concrets de la cité.
De la concertation à la transformation de Douala
Première étape d’un dialogue appelé à se poursuivre, cette journée d’échanges ouvre ainsi un chantier dont la portée dépasse le seul cadre institutionnel. Elle interroge la capacité de Douala à faire de sa jeunesse un acteur de sa modernisation et un partenaire de son développement économique.
Les perspectives sont nombreuses : promotion des projets numériques, accompagnement de l’entrepreneuriat, contribution à l’amélioration des services urbains, initiatives environnementales ou encore participation citoyenne à l’identification des priorités municipales. Ces pistes restent à structurer, mais elles illustrent les possibilités offertes par une collaboration plus étroite entre la municipalité et les organisations de jeunesse.
Le défi sera désormais de transformer l’adhésion exprimée au Palais de la Culture Sawa en engagements mesurables. Des rendez-vous réguliers, des groupes de travail thématiques, des mécanismes de suivi des propositions et l’identification de projets pilotes pourraient contribuer à donner une dimension opérationnelle à ce partenariat.
Pour Douala, capitale économique du Cameroun, l’enjeu est stratégique : faire de l’énergie de sa jeunesse un avantage pour construire une ville plus efficace, plus inclusive et plus attractive.
En invitant les jeunes à unir leurs forces à celles de la municipalité, Dr. Roger MBASSA NDINE pose les bases d’une approche participative de la gouvernance urbaine. Reste à faire de cette volonté politique une dynamique durable, capable de produire des résultats tangibles pour les habitants, les entreprises et les générations futures.
Le message de cette rencontre est clair : la Douala de demain ne se construira pas seulement pour sa jeunesse, mais aussi avec elle.
Afric-eco/Etienne MONTHE
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