Economie

HYDROÉLECTRICITÉ — BGFIBANK CAMEROUN CHANGE D’ÉCHELLE

De Mbakaou à Banka et Ngaoundéré, la banque entend faire du financement de l’énergie un levier d’industrialisation. Sous l’impulsion d’Abakal Mahamat, Administrateur Directeur Général, BGFIBank Cameroun renouvelle son accompagnement à IED Invest et prépare l’injection de 8 MW supplémentaires dans le réseau national. Une stratégie qui dépasse le seul marché camerounais.

BGFIBank Cameroun accélère sur le front de l’énergie. Après avoir accompagné, depuis 2021, la mini-centrale hydroélectrique de Mbakaou, dans le cadre d’un partenariat avec IED Invest, l’établissement bancaire remet le couvert avec deux nouveaux projets : Banka, dans la région de l’Ouest, et Ngaoundéré, dans l’Adamaoua.

À la clé : plus de 8 MW de capacité hydroélectrique supplémentaire destinés à être injectés dans le réseau national. Pour BGFIBank Cameroun, l’enjeu n’est plus seulement de financer des infrastructures, mais de positionner le crédit bancaire comme un instrument de transformation productive.

Le précédent de Mbakaou donne la mesure de cette stratégie. Présentée comme le premier projet de barrage hydroélectrique privé réalisé au Cameroun et en Afrique centrale, la mini-centrale bénéficie déjà à près de 3 000 ménages, avec une cible de 10 000 foyers raccordés à plein régime.

Derrière ces données se joue une équation économique plus large : rendre l’électricité disponible, notamment dans des territoires où l’offre énergétique demeure un frein à l’activité, c’est aussi créer les conditions d’une montée en puissance des commerces, des services, des PME et des infrastructures sociales.

C’est précisément sur ce terrain que se situe l’action d’Abakal Mahamat, à la tête de BGFIBank Cameroun depuis 2019. Son mandat s’inscrit dans une logique d’accompagnement des investissements structurants et de rapprochement entre financement bancaire et économie réelle.

À Banka comme à Ngaoundéré, l’impact attendu dépasse ainsi les seuls mégawatts. Écoles mieux alimentées, centres de santé plus opérationnels, commerces moins dépendants des solutions énergétiques alternatives : l’objectif affiché est de transformer l’accès à l’électricité en gains de productivité locaux.

Pour BGFIBank Cameroun, cette offensive dans l’hydroélectricité traduit surtout une conviction : le financement de l’énergie peut devenir l’un des accélérateurs de l’industrialisation du Cameroun.

Et l’enjeu est sous-régional. En Afrique centrale, où les déficits d’infrastructures énergétiques constituent encore un obstacle à l’intégration économique et au développement industriel, la multiplication de projets privés financés par le secteur bancaire pourrait contribuer à faire émerger un nouveau modèle : celui d’une banque qui ne se contente plus d’accompagner l’économie, mais participe directement à la construction de ses infrastructures critiques.

Avec Mbakaou comme premier jalon et Banka-Ngaoundéré comme nouvelle séquence, BGFIBank Cameroun entend ainsi inscrire son financement dans le temps long de la transformation énergétique et industrielle de l’Afrique centrale.

Afric-eco/Etienne MONTHE
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