CAMEROUN | FINANCEMENT DE L’INDUSTRIE.17,5 milliards de FCFA : BGFIBank Cameroun au cœur du pari industriel de TAGIDOR
À Bekoko, le 1er octobre, le patron de BGFIBank Cameroun s’est immergé dans les lignes de production d’Elim Beverage & Foods SA, filiale du Groupe TAGIDOR. Derrière cette visite : une volonté affichée de rapprocher le financement bancaire des réalités industrielles et d’accompagner les entreprises camerounaises dans leur montée en puissance, avec en ligne de mire un marché sous-régional de plus en plus intégré.
BEKOKO — Changer de perspective pour mieux financer l’économie réelle. C’est le sens de la visite effectuée ce 1er octobre par Abakal Mahamat, Administrateur Directeur Général de BGFIBank Cameroun, au sein d’Elim Beverage & Foods SA, à Bekoko, où il a été reçu par Francis Nana Djomou, PDG du Groupe TAGIDOR.
Pendant plusieurs heures, le dirigeant bancaire et sa délégation ont parcouru les différentes étapes de production de cette unité industrielle spécialisée notamment dans les boissons BIG et Volt. De la fabrication au stockage, en passant par le remplissage, l’étiquetage, le conditionnement et le contrôle qualité, BGFIBank Cameroun a ainsi observé au plus près les rouages d’un investissement industriel en phase d’exploitation.
17,5 milliards de FCFA d’investissement annoncé et plus de 17 millions de bouteilles de capacité mensuelle : les ordres de grandeur donnent la mesure du pari industriel porté par TAGIDOR. Ils traduisent aussi l’importance croissante des besoins de financement qui accompagnent la constitution d’unités de production capables de servir un marché dépassant les seules frontières camerounaises.
Pour BGFIBank Cameroun, cette immersion répond à une logique précise : ne pas considérer l’entreprise uniquement à travers ses états financiers, mais comprendre son outil de production, ses contraintes, ses cycles d’investissement et ses perspectives de croissance.
Cette approche place la proximité avec les entrepreneurs au cœur de la relation bancaire. Elle permet également d’identifier plus finement les besoins liés à l’extension des capacités, au financement du cycle d’exploitation, aux équipements, à la logistique ou encore à la distribution.
Le pari du marché régional
L’enjeu est loin d’être exclusivement camerounais. Dans une CEMAC où l’intégration des marchés, la substitution aux importations et la transformation locale constituent des leviers majeurs de développement, la montée en puissance d’unités industrielles compétitives peut contribuer à densifier les chaînes de valeur régionales.
Pour les banques, l’enjeu consiste dès lors à accompagner des entreprises capables non seulement de produire davantage, mais aussi de changer d’échelle et de regarder vers les marchés voisins.
La visite d’Abakal Mahamat chez TAGIDOR illustre cette évolution du rôle attendu du financement bancaire : être au plus près du capital productif, comprendre les réalités de l’usine et anticiper les besoins de l’entreprise avant même qu’ils ne deviennent des contraintes.
À Bekoko, la banque est donc venue regarder l’économie à hauteur de machines, de bouteilles et de lignes de production. Un déplacement qui met en lumière une conviction : le financement de l’industrie passe aussi par une connaissance directe du terrain sur lequel se construit la croissance.
Afric-eco/Etienne MONTHE
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