LAQUINTINIE : À DOUALA, LE POULS SANITAIRE DU CAMEROUN PASSÉ AU CRIBLE
IMMERSION — Urgences, réanimation, blocs opératoires, cathétérisme cardiaque… Le 7 août, Charles Yopndoi, nouveau Délégué régional de la Santé publique pour le Littoral, s’est plongé au cœur de l’Hôpital Laquintinie. Une visite de terrain pour mesurer les réalités d’un établissement stratégique, dont l’influence dépasse largement les frontières de Douala.
Au plus près du terrain
Pas de visite protocolaire à Laquintinie. Après une réunion de prise de contact avec le Dr Marie Solange Ndom Ebongue-Manga, directrice de l’établissement, et ses principaux collaborateurs, Charles Yopndoi a choisi le terrain. À pied, au fil des unités, le Délégué régional a voulu voir, écouter et comprendre.
Du Centre de prise en charge personnalisée au pavillon VIP Samuel Kondo, en passant par les urgences adultes médico-chirurgicales, la réanimation et les blocs opératoires, la délégation a parcouru plusieurs secteurs névralgiques de l’hôpital.
L’objectif : prendre la mesure des réalités quotidiennes d’une structure confrontée à des exigences multiples — flux de patients, urgences vitales, soins spécialisés et nécessité d’une prise en charge toujours plus performante.
Laquintinie, vitrine de la médecine spécialisée
La visite s’est poursuivie dans des unités de haute technicité, notamment le cathétérisme cardiaque, l’imagerie médicale ainsi que la chirurgie bariatrique et réparatrice. Des services qui illustrent la diversification de l’offre de soins et la volonté de positionner Laquintinie parmi les établissements de référence.
Cette immersion a surtout permis au responsable régional d’échanger directement avec les responsables des différents services et de mieux cerner leurs contraintes opérationnelles. Une étape préalable à une collaboration concertée entre la délégation régionale et la direction de l’hôpital, conformément aux instructions de la hiérarchie.
Un enjeu qui dépasse Douala
À l’échelle de Douala, Laquintinie est un établissement majeur. À celle du Cameroun, son poids est encore plus stratégique. Et dans une Afrique centrale où les populations circulent au gré des activités économiques, des crises et des besoins médicaux, la capacité des grands hôpitaux à offrir des soins spécialisés revêt une dimension sous-régionale.
Douala, porte d’entrée économique du Cameroun, concentre une population importante et des flux venus de tout le pays et des États voisins. Laquintinie se retrouve ainsi au croisement d’une demande de soins qui dépasse son seul bassin de population.
Yopndoi, première auscultation
Nommé le 15 mai 2026 par arrêté du ministre de la Santé publique, Charles Yopndoi a officiellement pris ses fonctions le 2 juin, après avoir dirigé la délégation régionale de la Santé publique pour le Sud.
Cette visite constitue l’un de ses premiers marqueurs dans le Littoral. À Laquintinie, le nouveau responsable régional a choisi de commencer par le réel : les services, les équipements, les équipes et les patients.
Reste désormais le plus difficile : transformer les constats de terrain en réponses concrètes. Car à Laquintinie, l’enjeu n’est pas seulement de faire fonctionner un grand hôpital. Il est de conforter un pôle de soins capable de répondre aux besoins d’une métropole de plus de trois millions d’habitants et, au-delà, de contribuer au rayonnement sanitaire du Cameroun en Afrique centrale.
Afric-eco/Etienne MONTHE
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