Babenga : une nouvelle ère économique s’ouvre sous le règne de Sa Majesté TOBO DIBOUNDJE Hilaire Aurélien

Le village de Babenga amorce un tournant décisif de son histoire. À peine neuf jours après sa désignation, le 12 mars dernier, le nouveau chef traditionnel, Sa Majesté TOBO DIBOUNDJE Hilaire Aurélien, a tenu ce samedi 21 Mars 2026, une rencontre stratégique avec les populations, posant les bases d’une gouvernance participative résolument orientée vers le développement économique durable.

Dans une case communautaire bondée, symbole d’un regain d’intérêt citoyen, le nouveau monarque a dévoilé sa vision : faire de Babenga un modèle local de croissance inclusive, fondé sur la transparence, la sécurisation foncière et la valorisation des ressources endogènes.

Une rupture assumée avec le passé

Au cœur des échanges, les populations n’ont pas éludé les tensions ayant précédé cette transition. Représentant du foyer Bonamboka, Monsieur MOUANDJO est revenu sans détour sur les griefs ayant conduit au changement de leadership.

« Le village a beaucoup souffert d’une gestion opaque. Des titres fonciers ont été cédés sans l’aval des familles, et les revenus issus des carrières restent introuvables. Nous avons dû saisir les autorités administratives et engager des procédures pour protéger notre patrimoine », explique-t-il.

Selon lui, cette crise aura au moins permis une prise de conscience collective :

« Aujourd’hui, notre priorité est claire : remettre l’économie du village au service de tous. »

Un leadership porté par l’action et la confiance

Si certains évoquent une désignation inspirée des traditions ancestrales, les notables insistent surtout sur le profil pragmatique du nouveau chef.

« Avant même d’être désigné, il était déjà à l’œuvre. Il mobilisait les jeunes, relançait les activités agricoles et impulsait des initiatives concrètes. C’est un leader de terrain », témoigne encore MOUANDJO.

Avec près de 3 000 habitants répartis en sept grandes familles, Babenga dispose d’un potentiel humain et économique que la nouvelle chefferie entend structurer et valoriser.

Une vision économique structurée et inclusive

Face à sa communauté, Sa Majesté TOBO DIBOUNDJE Hilaire Aurélien a décliné une feuille de route claire, fondée sur l’écoute et la planification.

« L’objectif de cette rencontre était de recueillir les attentes des populations afin de bâtir une vision partagée. Nous voulons un développement harmonieux, basé sur les besoins réels », a-t-il déclaré.

Parmi les priorités identifiées :

l’accès à l’eau potable ;

la construction d’écoles de proximité ;

la création d’un espace marchand structuré ;

le développement d’infrastructures sportives ;

et surtout, la lutte contre le chômage des jeunes.

Un accent particulier est mis sur l’économie locale, avec la volonté de mieux encadrer :

l’exploitation des carrières,

la valorisation des terres agricoles,

et la mobilisation des investissements privés.

Cap sur les partenariats et la responsabilité sociale

Dans une approche moderne de gouvernance, le chef de Babenga entend également renforcer la collaboration avec les entreprises opérant sur le territoire.

« Nous allons rencontrer les entreprises pour intégrer les besoins du village dans leurs politiques sociales. Elles doivent être des partenaires du développement local », a-t-il précisé.

Cette stratégie s’inscrit dans une logique d’intelligence économique territoriale, portée par le futur Comité de Développement (CODEB), véritable bras opérationnel de la chefferie.

Entre tradition et modernité, un pari pour l’avenir

Au-delà des enjeux économiques, le nouveau règne se veut aussi un pont entre héritage culturel et modernité. La valorisation des traditions Sawa et Pongo est ainsi pensée comme un levier de cohésion sociale, mais aussi comme un potentiel vecteur de tourisme culturel.

Dans un contexte marqué par des années de tensions, Babenga semble désormais engagé sur la voie de la reconstruction.

« Ensemble, nous pouvons redonner à Babenga son rayonnement », conclut avec conviction Sa Majesté TOBO DIBOUNDJE Hilaire Aurélien.

Une ambition à la hauteur des attentes d’une communauté désormais tournée vers un avenir plus structuré, plus transparent… et surtout plus prospère.

Afric-eco/Yvan Treddy TEMSONA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *