Afrique : la Chine renforce son emprise économique à coups d’investissements stratégiques
Le vice-président chinois, Han Zheng, a entamé une tournée africaine à forte connotation économique, traduisant la volonté affirmée de Chine de consolider son empreinte sur le continent. Derrière les apparences diplomatiques, cette visite au Kenya, en Afrique du Sud et aux Seychelles s’inscrit dans une logique de repositionnement stratégique des intérêts économiques chinois en Afrique.
Au centre des échanges : les investissements dans les infrastructures, les corridors logistiques et les projets énergétiques. Pékin entend accélérer la mise en œuvre de projets structurants, tout en sécurisant ses chaînes d’approvisionnement, notamment en matières premières essentielles à son industrie.
À Nairobi, les discussions devraient porter sur le renforcement des projets ferroviaires et portuaires, leviers essentiels pour fluidifier les échanges commerciaux. À Pretoria, l’accent est mis sur la coopération industrielle et minière, dans un pays considéré comme un hub économique majeur du continent. Quant aux Seychelles, leur position stratégique dans l’océan Indien suscite un intérêt croissant, notamment dans les domaines du commerce maritime et de l’économie bleue.
Cette tournée intervient dans un contexte de concurrence accrue entre puissances internationales pour l’accès aux marchés africains. En multipliant les accords bilatéraux et en renforçant sa présence financière, la Chine cherche à consolider son statut de premier partenaire économique de nombreux pays africains.
Au-delà des annonces attendues, la visite de Han Zheng illustre une approche pragmatique : associer diplomatie et performance économique pour ancrer durablement l’influence chinoise. Une stratégie qui confirme que l’Afrique demeure, plus que jamais, au cœur des priorités économiques de Pékin.
Afric-eco/Yvan Treddy TEMSONA


