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Attractivité : Douala investit dans les compétences pour séduire davantage les investisseurs

Avec 366 nouveaux agents, la Communauté urbaine de Douala veut renforcer sa capacité opérationnelle. Un investissement dans le capital humain qui vise, au-delà de l’efficacité des services publics, à consolider les conditions d’activité des entreprises et l’attractivité de la capitale économique.

À Douala, la compétitivité d’un territoire ne se joue plus seulement dans ses infrastructures. Elle dépend aussi de la capacité de son administration à répondre rapidement aux besoins des entreprises, des investisseurs et des populations. C’est dans cette perspective que la Communauté urbaine de Douala (CUD) vient de renforcer significativement ses ressources humaines.

Jeudi 10 septembre, au Palais de la Culture Sawa de Besseke, le maire de la Ville, Dr Roger Mbassa Ndine, a présidé la cérémonie officielle d’accueil de 366 nouveaux agents municipaux, en présence de ses adjoints et de plusieurs responsables de l’institution.

L’opération traduit une orientation stratégique : faire du capital humain un instrument de performance administrative et, indirectement, un levier d’amélioration de l’environnement des affaires.

L’administration, maillon de la compétitivité

Dans une métropole qui concentre une part essentielle des activités commerciales, industrielles et logistiques du Cameroun, la qualité de l’environnement urbain pèse sur les coûts et la productivité des entreprises. Mobilité, entretien des infrastructures, gestion des espaces urbains, services techniques et traitement des demandes administratives constituent autant de paramètres qui peuvent faciliter ou ralentir l’activité économique.

Le renforcement des équipes de la CUD vise précisément à accroître la capacité de l’administration à répondre à ces exigences. Les 366 recrues ont été sélectionnées à l’issue d’un processus conduit par un cabinet spécialisé, à partir des besoins exprimés par les différentes directions.

Cette approche permet d’éviter un simple accroissement mécanique des effectifs. Elle privilégie une logique de compétences ciblées, avec des profils techniques, administratifs et opérationnels appelés à renforcer les fonctions jugées prioritaires.

Réduire les frictions pour libérer l’activité

Pour les acteurs économiques, l’enjeu se situe dans la capacité de la collectivité à réduire les « coûts de friction » liés au fonctionnement urbain : délais administratifs, difficultés d’accès aux services, insuffisance de coordination ou contraintes opérationnelles.

À terme, une administration municipale plus étoffée et mieux organisée doit permettre de fluidifier les interactions entre la ville, les usagers et le secteur privé. C’est aussi un facteur d’attractivité pour les investisseurs, qui évaluent de plus en plus la qualité de la gouvernance locale et la prévisibilité de l’environnement dans lequel ils projettent leurs activités.

Le recrutement de ces 366 agents apparaît ainsi comme un investissement dans l’infrastructure institutionnelle de Douala. La prochaine étape sera de convertir ce renforcement du capital humain en gains de productivité et en amélioration mesurable du service public.

Car pour la capitale économique, l’enjeu est désormais clair : une administration municipale plus performante doit contribuer à faire de la qualité des services urbains un avantage compétitif pour les entreprises et un argument supplémentaire pour les investisseurs.

Afric-eco/Etienne MONTHE
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